28/05/2008
L'Art de l'Esquive. Notre numéro 173, etc.
Histoires Littéraires et La Petite Revue de l'Indiscipline. (note mise en ligne le mardi 8 décembre 2009)
Histoires Littéraires et La Petite Revue de l’Indiscipline
ou
L’Art de l’Esquive
___
Faut-il se féliciter de ce que, presque seule, semble-t-il, parmi les revues d’une certaine importance, Histoires Littéraires cite certains de nos numéros et en donne de petits comptes rendus ?
La manière la plus simple d’éluder l’indiscipline et les questions que nous posons dans notre revuette est évidemment de ne pas même tenir compte de notre existence. La manière d’Histoires Littéraires est plus subtile, et les rédacteurs de cette revue me semblent pratiquer, avec une certaine maestria, ce que j’appelle l’art de l’esquive.
Dernièrement, j’ai consulté leur site internet, et j’ai imprimé quelques-uns des comptes rendus qu’ils ont donné de nos travaux.
Voici ce que j’ai pu lire dans leur numéro 23 :
« Indiscipline. La Petite Revue de l’Indiscipline, n° 134, février 2005 (BP 124, F42190 Charlieu ; 40 p., 3,40 €). « Sébastien », qui signe la plupart des articles de cette « revuette », n’aime pas la « novPoésie » (de Queneau à Roubaud), mais l’ultra-sensibilité ne lui plaît guère non plus. Ses remarques sur ce sujet dérivent d’un débat avec une autre petite revue, Les Cahiers de l’Alba, à propos de la question de l’émotion chez Baudelaire, Musset, Rimbaud ou Breton. Ce dernier en ressort comme plus proche de Musset que de Rimbaud. Sébastien récidive dans « Ô Rolla ! », placé sous l’égide de Rimbaud. : « Musset est quatorze fois exécrable pour nous ». Il enfonce enfin le dernier clou du cercueil dans une « lettre ouverte à Alfred de Musset ». Maurice Hénaud polémique de son côté avec Le Coin de Table, accusé de récupérer Baudelaire. Bref : tout va bien dans le petit monde de la poésie. »
Nous appartiendrions au petit monde de la poésie, et eux, je le suppose, à je ne sais quel grand monde des revues dignes de ce nom. Faut-il penser que ces grands seigneurs nous font beaucoup d’honneur en nous citant, et que l’indiscipline elle-même devrait s’en montrer satisfaite ? Pour ma part, je ne vois pas quelle grandeur il peut y avoir à ne pas tenir compte des arguments avancés, et même à éviter de mentionner de manière précise les questions traitées.
Par le mot de polémique, Histoires Littéraires voudrait apparemment discréditer notre ami Maurice Hénaud, en se gardant bien de mentionner l’objet de la controverse et l’enjeu du débat. Le Coin de Table récupère Baudelaire parce que cette revue l’annexe à ce qu’elle appelle « la poésie du cœur », alors que Baudelaire a très clairement distingué le cœur de l’Imagination, la Reine des Facultés.
De même, plus haut, Histoires Littéraires a mentionné « la question de l’émotion chez Baudelaire, Musset, Rimbaud ou Breton », mais a évité soigneusement de dire que, selon nous, Baudelaire et Rimbaud défendent une conception fondée sur l’imagination, au contraire de Musset et Breton, qui confondent un peu trop la poésie avec l’émotion et l’amour.
Histoires Littéraires dit bien que nous n’aimons pas la « novPoésie » (de Queneau à Roubaud), non plus que « l’ultra-sensibilité ». Les mots d’aimer et de plaire permettent d’éviter de mentionner les arguments, et de faire oublier qu’il s’agit de critique. Et, là encore, Histoires Littéraires évite de citer le mot imagination, comme si cette dernière n’existait pas, et qu’il n’y avait pas d’autre choix possible que la sentimentalité ou le formalisme hyper-intellectualisant.
Pour Musset, je clouerais le dernier clou de son cercueil. Fort bien. Mais Rimbaud avait-il raison de critiquer Musset ? Histoires Littéraires ne semble pas tenir compte des arguments avancés, ni de toutes les allusions aux poèmes de Musset que le savant rédacteur aurait peut-être pu repérer dans ma Lettre ouverte.
La bonne volonté d’Histoires Littéraires n’est pas en cause, puisqu’ils mentionnent même notre numéro 150. Et voici comment :
« Indiscipline. La Petite Revue de l’Indiscipline, n° 150, automne 2006 (BP 124, F42190 Charlieu ; 40 p., 3,40 €). Le volume extraordinaire (quarante pages !) de ce numéro 150 s’explique en tant qu’il s’agit d’un numéro quadruple (selon le calcul de Guenarro Solvi, le chiffre 10 serait à ne dépasser en aucun cas pour une revue trimestrielle : on n’est pas étonné de voir l’indiscipline donner le mauvais exemple). S’agit-il pour autant de sujets légers ? Qu’on en juge : « Verlaine, la destruction de l’enfer… et Rimbaud ! » (Jean Donat) ; Rimbaud : des secrets pour changer la vie ? » (Maurice Hénaud). Et d’autres. »
Les sujets traités sont sérieux, mais alors, pourquoi perdre quelques lignes dans des considérations sur le nombre de pages, sinon pour éviter de dire, par exemple, qu’il est question, dans l’essai de Jean Donat, de la prétendue « copie » que Rimbaud aurait donnée de Crimen amoris. Selon l’idée communément admise, Rimbaud aurait simplement recopié un poème de Verlaine. Mais l’original de cette prétendue copie n’existe pas, du moins pas pour toutes les strophes et tous les vers du poème. Jean Donat montre, avec des arguments sérieux, que Rimbaud a corrigé et remanié une version du Crimen amoris de Verlaine, pour la rendre plus conforme à ses propres conceptions. Si le sujet n’est pas léger, la manière dont le chroniqueur d’Histoires littéraires en rend compte ne ressemble-t-elle pas à un survol très rapide de la question traitée, et par temps de brouillard ?
Alors que d’autres revues nous ignorent complètement, Histoires littéraires mentionne ainsi nos numéros 161 et 165 :
« Rimbaud (1). La Petite Revue de l’Indiscipline, n° 161 et 162, septembre 2007 (B.P. 124, F42190 Charlieu ; 80 p., 3,40 € chaque). Ces deux fascicules sont, pour la quasi totalité, consacrés à une étude de Maurice Hénaud, « Rimbaud : des secrets pour changer la vie ? », récrivant une version antérieure déjà parue dans la même « revuette ». Fragments de l’interminable questionnement qu’opère tout lecteur d’Une Saison en Enfer. Beaucoup, beaucoup de citations. »
Beaucoup de citations, peut-être, mais Histoires Littéraires semble éviter de se prononcer sur ce qui devrait paraître plus important : ces citations sont elles appropriées à la question traitée, et jouent-elles un rôle essentiel de preuves, ou ne figurent-elles là qu’à titre de décoration inutile ?
Quant au questionnement, Maurice Hénaud prétend rendre très claires les réponses que Rimbaud a données, dans Une Saison en Enfer, à la question, posée par Vierge folle, de « secrets pour changer la vie ». Pour ne pas alourdir cet article déjà long, je renvoie en particulier à la page 3 de notre numéro 161. Le mot questionnement, qu’emploie le chroniqueur d’Histoires littéraires ne lui permet-il pas d’éviter, habilement, certes, de mentionner les réponses apportées ?
J’arrive maintenant au compte rendu dans lequel Histoires Littéraires semble vouloir reconnaître partiellement nos mérites, mais malheureusement dans une catégorie non seulement petite, mais même minuscule : le bonsaï (Histoires Littéraires ou leur logiciel écrivent ce mot avec un z).
« Bonzaï. La Petite Revue de l’Indiscipline, n° 104, printemps 2003, Jacques Roubaud, numéro spécial (Christian Moncel, B.P. 124, F42190 Charlieu ; 22 p., 1,70 €). Dans son dernier numéro spécial et « supplément satirique » au précédent, entièrement rédigé par Sébastien, la « revuette » de poésie s’en prend à Jacques Roubaud. Le poète et ses thuriféraires sont étrillés avec une vacherie aussi rigolote que partiale, qui culmine dans un récit de rêve où le chroniqueur comparaît devant les juges des Enfers, qui le convainquent d’incompétence et d’ignorance. Néanmoins, et au risque de s’attirer les foudres de Sébastien, nous répétons avec certains de ses contradicteurs que sa notion de quête poétique véritable est du toc », dès lors qu’elle entend imposer un courant (la poésie versifiée, par exemple) contre d’autres, et surtout quand elle motive des attaques ad hominem immatures, comme tels jeux épigrammatiques sur le nom de Prigent et Roubaud dans des livraisons antérieures. Sur ce point, nous renvoyons aux chroniques déjà consacrées à la PRI ou au Coin de Table, mais pour quitter ce débat et aborder le travail de Moncel sous un autre jour, on gagnera à se reporter à l’essai d’Alain Dumaine sur Baudelaire et la Réalité du Mal, notamment à la page 25, où l’éditeur s’avoue « inventeur de destins » : il crée, comme Pessoa, des hétéronymes, dont Alain Dumaine, et, si nous comprenons bien, Sébastien et Maurice Hénaud. Dans cette construction énonciative complexe, le discours des uns et des autres devient décalé, et les partis pris ou l’aspect monologique des affirmations demandent, sans doute, à être davantage suspectés par le lecteur. »
Le numéro Jacques Roubaud (104) serait-il le seul numéro pour lequel nous n’aurions pas perdu complètement notre peine ? Le Chroniqueur de Poésie au Tribunal des Enfers est peut-être une de mes meilleures satires, je ne vais pas me donner le ridicule de contredire Histoires Littéraires sur ce point, mais j’éprouve une certaine gêne quand je pense aux œuvres de Jean Donat et de Maurice Hénaud publiées dans notre revuette, et qui dépassent de beaucoup les miennes, et dans des genres plus difficiles.
Le reproche d’immaturité semble m’être lancé de façon à me faire réagir.
Aurais-je paru intellectuellement et poétiquement mûr, si j’avais déclaré : « Roubaud est l’égal de Rimbaud » ? Et fallait-il écrire : « Christian Prigent est intelligent à cent pour cent » ? Mais de qui pourrais-je le dire ? Moi-même, je le suis tout au plus à 99 pour cent, parce qu’il me manque peut-être une case, je le reconnais bien volontiers. Mais j’attire tout de même l’attention des rédacteurs d’Histoires Littéraires sur les 99 autres.
Il est vrai qu’Histoires Littéraires ne craint pas de mentionner Alain Dumaine, et son essai Baudelaire et la Réalité du Mal, que notre revuette diffuse. Pessoa, les hétéronymes, et le dialogue de divers personnages, tout cela est fort bien. Mais, comme le rédacteur du compte rendu ne parle pas du reste, ne donne-t-il pas l’impression de vouloir éluder les questions soulevées par l’essai d’Alain Dumaine ?
La dédicace des Paradis artificiels est-elle inintel-ligible, comme le prétendent les critiques biographiques, parce que la question de l’identité de la dédicataire n’a pas reçu de solution ? et que seule l’identité de la dédicataire permettrait de comprendre le texte de la dédicace ? – Ou bien la signification du texte de la dédicace se trouve-t-elle dans le texte même de la dédicace, si l’on est capable de le comprendre ? (C’est la conception que soutient Alain Dumaine, arguments à l’appui).
Une deuxième question est peut-être encore plus importante. Baudelaire laisse entendre que comprendre la raison de la dédicace, c’est comprendre Les Paradis artificiels, ainsi que ses autres livres. A l’inverse, qui ne comprend pas la raison de la dédicace ne saurait, si nous suivons le raisonnement de Baudelaire, bien saisi par Alain Dumaine, ni comprendre Les Paradis artificiels, ni même peut-être « un livre quelconque » !
Peut-on comprendre Les Paradis artificiels et les autres œuvres de Baudelaire sans comprendre la dédicace des Paradis artificiels ? C’est en somme le questionnement que les rédacteurs d’Histoires Littéraires, et plus généralement ceux qui se mêlent d’écrire sur Baudelaire, devraient méditer. Mais peut-être ne le veulent-ils pas, et préfèrent-ils se contenter de mentionner La Petite Revue de l’Indiscipline, tout en négligeant de se soucier des contenus de nos publications.
Éluder les questions, serait-ce la bonne façon de rendre l’indiscipline inopérante, et de se maintenir dans la grandeur ?
*
J’ai montré mon article à Maurice Hénaud pour avoir son avis. Après l’avoir lu, il m’a dit : « Je ne suis pas certain que cet article servira à quelque chose. Tu énonces quelques vérités, c’est vrai, mais l’article est trop long. A ta place, je ne publierais dans un premier temps que ce qui se rapporte au compte rendu relatif à l’essai de Jean Donat : Verlaine, la destruction de l’enfer…et Rimbaud ! Il faut faire court. Crois-tu que les gens en général, et même les rédacteurs d’Histoires Littéraires, aient beaucoup de temps à perdre avec un bavard tel que toi ?
– Trop long ? Mais j’ai déjà supprimé toute la partie relative à la prétendue partialité et à l’Anthologie de la Poésie Française dans la Pléiade !
– Eh bien, dans ce cas, continue, continue, continue, il faut peut-être que l’indiscipline continue jusqu’à la fin des temps !
– En attendant, permets-moi d’aller me coucher, car, après la fatigue que m’ont donnée la rédaction et la mise au net de mon article, j’ai besoin de repos. »
Sébastien
____
Notre numéro 173, Qu'est-ce que le don artistique ? (avril 2009)
Paul Van Melle écrit au sujet de notre dernier numéro (dans Inédit Nouveau, av. Chant d'Oiseaux, 11, - B 1310 La Hulpe, Belgique) :
"J'ai toujours bien aimé La Petite Revue de l'Indiscipline et son n° 173 me confirme que cette équipe étrange (pleine de pseudonymes et de masques) est une des meilleures chances de réfléchir loin et profond dans des tas de domaines littéraires et paralittéraires. Question : "Qu'est-ce que le don artistique ?", mais que la réponse est difficile, surtout si l'on ajoute "critique des conceptions de Freud". (...) on sait déjà que la psychanalyse n'est pas vraiment ma tasse de thé" (...) C'est dire que la contradiction doit me plaire. Par exemple lorsque Freud écrit qu'"en germe, l'artiste est un introverti qui n'est pas loin de la névrose". Valtin s'insurge : "Freud ne se fait-il pas une représentation complètement fausse de l'artiste ? De quel type d'artiste parle-t-il ? Les acteurs et les actrices de théâtre sont-ils des introvertis ? De même que le peintre étudie les aspects que présentent la nature, les animaux, ainsi que les attitudes, les mouvements du corps et les expressions du visage des êtres humains, le romancier ne tourne-t-il pas son regard vers le monde et le spectacle du monde ? Balzac et Voltaire sont-ils, en germe, des introvertis ?" On ne pouvait me faire plus plaisir ! Quant aux poèmes de Gabriel Le Gal et Alain Crozier, ils sont parfaitement convaincants dans leur abord très réaliste et direct."
Michel Valtin s'est dit très heureux d'avoir fait plaisir à Paul Van Melle. Peut-être faut-il toutefois ajouter qu'il ne voudrait pas être rangé dans la catégorie des opposants à Freud. Michel Valtin ne conteste pas l'apport de Freud à la compréhension des névroses (voir p. 4 de ce numéro). Il ne conteste pas non plus radicalement l'importance accordée par Freud à la petite enfance pour le développement de l'être humain (p. 6). Ni non plus l'analyse que Freud fait de la rêverie (voir p. 20). Il ne s'agit pour Michel Valtin que de critiquer les conceptions de Freud sur certains points précis, comme ceux qui sont relatifs à ce que Freud appelle "le don artistique".
Dans son numéro de novembre 2008, Le Coin de Table (11 bis rue Ballu, 75009 Paris) écrit au sujet de notre numéro 169 :
"Après des poèmes de Gabriel Le Gal, deux articles de Maurice Hénaud à partir des Marchands de Sommeil du philosophe Alain (1904) et d'un récent article à ce sujet de Louis Van Delft, le tout sur l'enseignement. Tout cela n'est pas très clair, mais a le grand mérite d'inciter à relire Alain, exemple, hélas si rare, d'un professeur éminent sachant écrire des choses essentielles lisibles par tous."
Ce qui n'est pas très clair, pour Le Coin de Table, serait-ce qu'Alain tenait à ses élèves le langage de la raison et de l'intelligence, non celui de la sentimentalité ?
Dans un article de notre numéro 164, L'émotion en poésie !, article intitulé "La poésie du coeur !". Le Coin de Table récupère Baudelaire, Maurice Hénaud a critiqué fermement, rappelons-le, la déclaration suivante du Coin de Table :
"La poésie que nous aimons parce qu'elle nous touche, c'est encore et toujours celle qui suscite en nous l'émotion. celle que symboliquement nous appelons la poésie du coeur."
Maurice Hénaud répondait notamment ainsi :
"Baudelaire distingue expressément la sensibilité de coeur et la sensibilité de l'imagination :
"La sensibilité de coeur, écrit-il, n'est pas absolument favorable au travail poétique. Une extrême sensibilité de coeur peut même nuire en ce cas."
La sentimentalité peut nuire à l'exercice de l'intelligence, y compris dans le travail poétique. Est-ce suffisamment clair ?
Maurice Hénaud s'efforce lui aussi d'écrire des choses essentielles lisibles par tous, et, je l'espère, compréhensibles par tous (du moins lorsqu'il s'agit de l'enseignement et d'Alain). Il écrit dans notre numéro 169 :
"Le rôle spécifique du professeur de littérature française, de langues, d'histoire ou de philosophie, c'est donc, selon moi, la formation de l'esprit et de l'intelligence.
La famille et l'entourage des élèves (dans certains cas le curé, le pasteur, l'imam ou le rabbin) tenteront de leur transmettre telle religion ou telle croyance. Alain tenait aux éléves un autre langage :
"Anaxagore disait : "Tout était confondu ; mais l'intelligence vint, qui mit tout en ordre" ; c'est vrai. En chacun de vous, à mesure qu'il s'éveille, l'intelligence vient ; (...) Ne vous lassez pas d'examiner et de comprendre."
Pas davantage qu'Alain, Maurice Hénaud ne tient à ses lecteurs le langage de la sentimentalité.
Sébastien.
Voici ce que dit Paul Van Melle, dans Inédit nouveau, de notre numéro 169 :
"Après cette décharge de mon adrénaline, je me suis consolé en prenant un plaisir sans mélange à la lecture d'un minirecueil de poèmes de Gabriel Le Gal, exception dans les articles de réflexion de La petite revue de l'indiscipline 169. Dans ce bulletin c'est une véritable mutation, car les textes de création ne font pas partie des principes de la publication. Mais comment auraient-ils pu refuser des textes de cette qualité ? Cela me fait penser à la trahison de nos principes lorsque nous acceptons de publier des espoirs pleins de bonne volonté ! Dans la même livraison, Maurice Hénaud s'attaque à l'enseignement tel que le critiquait Alain dans son ouvrage "Les Marchands de Sommeil" en 1904. Rien à voir avec les proprios de taudis d'aujourd'hui, mais tout de commun avec les dérives actuelles de l'"Education Nationale". Que voilà qui devrait inspirer feu nos instits et profs belges ! (BP 124, F42190 Charlieu)"
(Inédit nouveau, 223, Paul Van Melle, 11, avenue Chant d'oiseaux, B1310 La Hulpe).
N.B. Je suppose que c'est "les successeurs de feu nos instits et profs belges", que Paul Van Melle a dû vouloir dire, car les instits et profs belges n'ont pas tous disparu, je l'espère. (M.H.)
09:55 Publié dans La Petite Revue de l'Indiscipline dans les revues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29/10/2007
La valeur instructive d'Une Saison en Enfer
La valeur instructive d'Une Saison en Enfer
Dans Inédit nouveau (11, av. Chant d'Oiseaux, B1310 La Hulpe, Belgique), Paul Van Melle écrit à propos de notre revuette :
"Les numéros 161 et 165 sont une étude complète de Maurice Hénaud, qui ne cesse de s'interroger : "Rimbaud : des secrets pour changer la vie ?" et ne donne pas vraiment des réponses. (...) L'image qui me reste de Rimbaud après cette lecture va me permettre de relire le poète avec des yeux neufs. N'est-ce pas l'essentiel ? (...)"
Il me paraît clair, au contraire, que Maurice Hénaud apporte des réponses, incomplètes, peut-être, mais assurément des réponses. Voici des extraits de sa conclusion (numéro 165, pages 70 et 71) :
"En voyageant dans les rêves, en croyant à tous les enchantements, en perdant la foi en l'histoire, Rimbaud n'a pas changé la vie ; en faisant usage de sa "baguette magique", non seulement il n'a pas changé "les lois et les moeurs", mais, au contraire, grâce à ses "sophismes magiques", il a réussi à sombrer, pendant une période, dans "la folie qu'on enferme". "Mûr pour le trépas", il a échappé de peu à ce destin prématuré. Non seulement il n'a pas réinventé l'amour, mais il a encore réussi à "aimer un porc" !
(...)
Sa jeunesse aimable, héroïque, fabuleuse, à écrire sur des feuilles d'or, n'aboutit, selon lui, qu'aux "hideux feuillets" de son "carnet de damné". N'en déplaise à Verlaine et à quelques autres, il faut en considérer la valeur instructive.
Le renoncement à la crédulité et à la religion, le progrès des sciences et de la philosophie, la marche des peuples, les tyrans mis en fuite, le travail humain, le développement et la mise en oeuvre de toutes les facultés humaines ("le coeur, l'âme, l'esprit"), le renoncement au mensonge et à l'erreur, la recherche de l'amour vrai, la poursuite de la vérité, voilà de vrais moyens et de vrais secrets pour, dans une certaine mesure, changer la vie. "
Ces réponses, remarquons-le, ne vont ni dans le sens de Verlaine, ni dans le sens de Claudel, et fort peu dans le sens d'André Breton.
Sébastien.
14:25 Publié dans La Petite Revue de l'Indiscipline dans les revues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05/10/2007
Claudel et Rimbaud
Dans la revue Raison Présente (Nouvelles Editions Rationalistes, 14, rue de l'Ecole Polytechnique, 75005 Paris), numéro 160, 4ème trimestre 2006, Guy Bruit a rendu compte de notre numéro 140, Claudel récupérateur de Rimbaud. Voici des extraits de ce compte rendu :
"(...) Mais M. Hénaud montre brillamment comment Claudel a projeté sa propre image sur l'ombre de Rimbaud ; il parle de celui-ci comme d'un autre lui-même ; toute son interprétation relève de la foi, et l'histoire littéraire n'a rien à voir avec la démarche claudélienne. Libre à Claudel de raconter que Rimbaud a parcouru le même chemin spirituel que lui ; libre à nous de penser qu'il n'en a rien été et qu'en effet Claudel opère en récupérateur idéologique. A la décharge de Claudel, il faut reconnaître que ce genre d'opération est très répandu.
(...)
M. Hénaud est tout à fait fondé à dire que sa conversion et la foi du charbonnier qui s'en est suivie ont conduit Claudel à une véritable "inintelligence" (le mot est de Gide) et que la rage de croire a pris souvent le pas sur toute lucidité. J'aurais aimé cependant qu'il reconnût à Claudel un peu plus qu'un certain talent littéraire, tant il est vrai qu'il y a chez Claudel un génie véritable de la langue et qu'il est un admirable poète de la matière et des passions humaines. Et puis Claudel n'a pas dit que des bêtises et cet esprit obtus était parfois un esprit éclairé : qu'on relise Le Soulier de satin, III, 2.
Bref, ayant pris beaucoup de plaisir à cette lecture, je recommande d'aller au moins jeter un coup d'oeil à cette publication dont l'effet ne manquera pas d'être roboratif et salutaire."
Nous remercions Guy Bruit et Raison Présente pour ce compte rendu.
Sébastien (5 octobre 2007).
10:00 Publié dans La Petite Revue de l'Indiscipline dans les revues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28/01/2007
Notre revuette dans les revues
La Petite Revue de l'Indiscipline dans les revues
Note du 9 janvier 2008, corrigée et complétée le 13 janvier 2008
Jean-Jacques Nuel nous annonce qu'il a glissé quelques mots sur notre revuette dans sa chronique "Revue de détail" dans le dernier numéro de La Presse littéraire. Cet article sera mis en ligne sur le blog de Jean-Jacques Nuel en mars 2008. En attendant, on peut trouver quelques renseignements sur le magazine mentionné, ainsi que beaucoup d'autres articles intéressants, des poèmes, etc. sur le blog cité :
C'est dans le numéro 12 de La Presse Littéraire (revue trimestrielle, numéro de décembre 2007, janvier et février 2008), 160 pages, attention au prix (19,50 €). Si vous ne le trouvez pas, vous pouvez le commander dans les Maisons de la Presse. (Dossier "Autour de Stendhal, etc.). Voici ce que dit Jean-Jacques Nuel au sujet de notre revuette et, en particulier, de nos numéros 161 et 165 :
"Une "revuette", comme la nomme avec modestie le secrétaire de rédaction, Christian Moncel, mais qui s'impose par sa constance infatigable et par la qualité de sa pensée" [Alors, là, merci ! On aura compris que Jean-Jacques Nuel est de nos amis] (...) Sa thèse [de Maurice Hénaud] est originale, surprenante (Rimbaud est pour lui le successeur de Voltaire), mais intéressante et argumentée. (...)". Ce n'est pas faux, mais seulement très partiel, nous aurions préféré : "Rimbaud est pour lui, entre autres choses, le successeur de Voltaire (...)". Le successeur de Voltaire, en quel sens ? En ce sens que Rimbaud est, pour Maurice Hénaud, un partisan de la science (voir aussi notre numéro 146, Rimbaud et la Modernité : science, sagesse et progrès. Et, en particulier, "l'assomption" de Rimbaud (ce que Vierge Folle, qui représente Verlaine, appelle ainsi dans Délires I) est une assomption, non pas à la manière de la Vierge Marie, mais une assomption à la manière de Voltaire (voir les arguments de Maurice Hénaud). - Jean-Jacques Nuel apprécie aussi les poètes que nous publions :"De beaux poèmes d'Anne-Lise Blanchard et de Gabriel Le Gal complètent ce numéro" (165).
Voir, par ailleurs, dans les "Catégories" (à gauche sur ce blog) La rubrique La revue Casse et Jean-Jacques Nuel. - Seb.
Note du 16 décembre 2007.
Lors de la lecture trimestrielle de la revue Verso, à Lyon, notre secrétaire, Christian Moncel, invité par Alain Wexler, présentera les essais des auteurs de notre revuette relatifs à Rimbaud. Liront leurs textes : Muriel Carrupt, Olivier Deschizeaux, Hélène Massip. Ce sera le vendredi 11 janvier 2008, à 18h45, à la salle Bourgelat, rue Bourgelat, Lyon 2ème, à côté de la mairie (entrée : 3€, buffet compris). - Sébastien.
Le 17 septembre 2007
Dans le numéro 130 de Verso (Alain Wexler, Le Genetay, 69480 Lucenay), de septembre 2007, Christian Degoutte rend ainsi compte de notre numéro 158 :
"Des mérites de Baudelaire et de Rimbaud opposés aux faiblesses de Verlaine, tel est le thème du numéro 158 de La Petite Revue de l'Indiscipline (BP 124, 42190 Charlieu) ; enfin, mérites et faiblesses dans la qualité de la réflexion sur l'esthétique et l'inspiration (inspiration à propos de laquelle Baudelaire écrivait : "Edgar Poe avait certes un très grand génie et plus d'inspiration que qui que ce soit, si par inspiration on entend l'énergie, l'enthousiasme intellectuel et la faculté de tenir ses facultés en éveil..." Dans ce numéro 158, quelques poèmes de Gabriel Le Gal et de Sébastien ("Arbre presque mort. Le gui est vivant")"
S'il semble que Christian Degoutte ait assez bien résumé notre numéro 158, s'il fallait le faire en quelques lignes seulement, je trouve qu'il n'en va pas de même pour notre numéro 154. Voici ce qu'écrit le chroniqueur de Verso :
"N° 154. C'est Les Illuminations décortiquées texte par texte; c'est les liens (formels ou de la pensée) qui unissent les poèmes rimbaldiens à la poésie contemporaine de son époque : Baudelaire, Verlaine, Gautier. Ce numéro montre encore une fois que toute poésie, aussi géniale soit-elle, ne vient pas du saint esprit, mais s'enracine dans son temps."
La Petite Revue de l'Indiscipline ne se reconnaît guère dans ce résumé. J'ai composé le petit articulet qui suit, pour permettre à nos lecteurs de s'y retrouver, ou de retrouver l'indiscipline, qui se veut critique par rapport au temps, et à tous les temps.
Des esprits à l'intérieur du temps
"La vérité appartient à l'homme, l'erreur au temps : aussi a-t-on dit d'un homme extraordinaire : "Le malheur des temps a causé son erreur, mais la force de son âme l'en a fait sortir avec gloire"." (Goethe)
Baudelaire et Rimbaud seraient enracinés dans leur temps ? Certes, Les Illuminations ne sont pas "hors de toute littérature", comme l'a prétendu Félix Fénéon, mais Baudelaire est "le premier voyant", et Rimbaud fut le second, avant qu'il ne critique son maître et n'abandonne la poésie.
Gautier, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, enracinés dans leur temps ? Le XIXème siècle serait-il une friche où, autour d'une mare, ont poussé quelques beaux chênes ? Quelle étrange vision de l'histoire !
Mais même Madame Rimbaud mère n'est pas un pur produit de son temps, même elle a exercé sa part d'esprit pour tenter de résoudre les difficultés et les contradictions de l'existence. Elle croit pouvoir les résoudre ainsi, de manière certes assez simpliste : "Le vrai bonheur consiste dans l'accomplissement de tous ses devoirs, si pénibles qu'ils soient." A plus forte raison les gens qui, au XIXème siècle ont été en mesure de cultiver leur esprit et d'élargir leur vision du monde n'étaient pas de purs produits de leur temps. Et à bien plus forte raison encore, les esprits les plus créateurs et les plus critiques du XIXème siècle ne sont pas des chênes, des arbres ou des végétaux enracinés dans leur temps, mais des esprits à l'intérieur du temps.
Ne réagissent-ils pas contre les préjugés de leur temps, et n'élèvent-ils pas la voix contre les sottises de leur siècle ? "Le vent du siècle est à la folie, etc." (Baudelaire) "On savourera encore longtemps la poésie française, mais en France (...) Musset n'a rien su faire." (Rimbaud). Davantage, Rimbaud s'en prend aux sottises de tous les siècles : "Les gaulois étaient les brûleurs d'herbe, les écorcheurs de bêtes les plus ineptes de leur temps". "Le monde marche. Pourquoi ne tournerait-il pas ? C'est la vision des nombres. Nous allons à l'Esprit !" Il ne s'agit évidemment pas du Saint-Esprit, mais, au contraire, de critiquer tous les siècles, passés et peut-être futurs, de l'ère judéo-chrétienne : "Elle ne finira donc point, cette goule reine de millions d'âmes et de corps morts, et qui seront jugés !"
Les esprits humains parlent à l'intérieur du temps, et La Petite Revue de l'Indiscipline, attentive aux progrès des esprits, réserve au Temps ses plus beaux Pieds de Nez.
(Voir notre numéro 143, Un double Pied de Nez au Temps !
Fin de l'articulet : Des esprits à l'intérieur du temps.
Après cet intermède, je reviens à la chronique de Verso. Etait-il impossible, en quelques lignes, de résumer notre numéro 154, comme Christian Degoutte l'a fait pour notre numéro 158 ? Je vais m'y risquer.
"Le numéro 154 porte pour titre Royauté, ou la conclusion des Illuminations. De même qu'Une Saison en Enfer, Les Illuminations aboutiraient à une conclusion. Rimbaud en aurait assez des visions. "Assez vu" (Départ). Il renoncerait à l'entreprise annoncée dans la lettre dite du voyant, la royauté ne consisterait plus à être le successeur de Baudelaire, "le premier voyant, roi des poëtes, un vrai Dieu", mais à trouver le véritable amour, non pas celui de Femmes damnées (Delphine et Hyppolite), ou celui du "drôle de ménage" avec Verlaine, mais un amour hétérosexuel (Royauté)."
Nos numéros 161 et 165, parus depuis, concluent sur la valeur instructive d'Une Saison en Enfer. Une valeur par rapport à laquelle apparaissent bien les faiblesses et les insuffisances de Verlaine, et, je le crois, bonne pour tous les temps, si toutefois ceux-ci voulaient faire preuve de quelque indiscipline, et non pas se contenter de produire ou d'analyser des végétaux, ou même des arbres, poussés dans quelque friche.
Si, comme le montre Maurice Hénaud, Rimbaud a fort bien, et très profondément, compris Baudelaire, contrairement à Verlaine, cela ne provient absolument pas du temps (Verlaine appartient au même temps), mais de l'esprit de Rimbaud, supérieur, sur ce point et sur beaucoup d'autres, à celui de Verlaine.
- Sébastien
Le 20 juin 2007.
A propos de nos numéros 154 (Royauté, ou la conclusion des Illuminations) et 158 (Verlaine admirateur de Baudelaire, ou l'esthétique réduite au strict minimum ; Poèmes, de Gabriel Le Gal), Paul Van Melle, dans Inédit nouveau (11, avenue Chant d'Oiseaux, B 1310 La Hulpe, Belgique) écrit, souls le titre Ces revues qui m'enseignent : "Des amis me conseillent souvent de ne pas conserver toutes les revues littéraires reçues. (...) Mais une petite et modeste comme La petite revue de l'indiscipline, je la garde à portée de la main tant elle est précieuse pour ma santé mentale." - Il est question de délires (deux délires différents) dans les chapitres Délires I et Délires II d'Une Saison en Enfer. Mais Rimbaud renonce finalement à "la folie qu'on enferme". Verlaine, quant à lui, a été enfermé ! (en prison, du moins).
Toutefois l'opuscule de Maurice Hénaud et de Jean Donat relatif aux Illuminations et à leur conclusion n'est pas d'ordre psychiatrique, mais d'ordre critique (il relève de l'étude littéraire).
"Est-il impossible de déceler dans Les Illuminations, écrit Maurice Hénaud, un quelconque fil directeur ? Ce fil directeur serait-il le même que celui d'Une Saison en Enfer ? La quête de l'inconnu, puis le renoncement aux visions (Départ), et la recherche de la vérité, c'est-à-dire de l'amour pour la femme ? Telles sont les questions auxquelles, dans cet ouvrage, nous nous proposons de répondre."
De même, Verlaine admirateur de Baudelaire, ou l'esthétique réduite au stict minimum ne traite pas de psychiatrie, mais de poésie, de critique et d'esthétique. Maurice Hénaud n'est pas du tout d'accord avec Verlaine. Il admire davantage les conceptions esthétiques de Baudelaire et de Rimbaud.
Notre revuette pourrait être précieuse pour la "santé mentale" de tel ou tel poète ou lecteur ? Paul Van Melle nous fait peut-être trop d'honneur. Quoi qu'il en soit, Michel Valtin distingue expressément "santé psychique" et "santé de l'esprit" (voir La Petite Revue de l'Indiscipline et la santé de l'esprit, publié partiellement dans ce blog, rubrique Michel Valtin).
Le 25 mai 2007. L'ARALD (Agence Rhône-Alpes pour le Livre et la Documentation)
a publié (mars 2007) un opuscule intitulé Des Maisons d'édition et des Revues en région Rhône-Alpes (A la croisée, 574, chemin de Champ-Jaillet cedex 32, 38190 Bernin), dans lequel notre revue est mentionnée (ordre alphabétique, à Petite).
21 mai 2007 : Le Bulletin de Liaison de l'U.E.R.A. (Union des Ecrivains de Rhône-Alpes) mentionne, dans son numéro 2 (automne-hiver 2006-printemps 2007) nos publications de ces deux dernières années, relatives en particulier à Rimbaud, Verlaine, et Claudel. La revue L'Estracelle, dans son numéro de 2006, 4ème trimestre, mentionne aussi nos publications. Le chapitre Ni Claudel, ni Breton : Rimbaud ! porte bien ce titre, et non pas "...: breton !" (Maison de la Poésie Nord-Pas de Calais, Domaine de Bellenville, 37, rue François Galvaire, 62660 Beuvry).
11 février 2007 : Le Bulletin de l'Association des Amis d'Alain, dans son numéro 101 (juin 2006) mentionne un article de Maurice Hénaud, Alain, professeur de philosophie et écrivain, paru dans notre numéro 88. Cet article devrait être prochainement mis en ligne sur le site de cette association : http://alinalia.free.fr
Pour la revue Casse, voir notre rubrique (catégorie, à gauche) : La revue Casse et Jean-Jacques Nuel.
28 janvier 2007 :
La revue de poésie Le Coin de Table (11 bis, rue Ballu, 75009 Paris) dit à propos de notre numéro 150 : "Deux petites études précises de Jean Donat et Maurice Hénaud." C'est très gentil à eux de le dire. Rappelons tout de même qu'un des principaux problèmes soulevés par Jean Donat est : la prétendue copie de Crimen Amoris par Rimbaud est-elle, ou non, la copie d'une version de Crimen Amoris corrigée et fondamentalement remaniée par Rimbaud (ce dernier y a, selon Jean Donat, introduit par exemple des strophes nouvelles) pour la rendre plus conforme à ses propres conceptions ?
La revue Histoires Littéraires a donné des comptes rendus de plusieurs de nos numéros (voir notre rubrique - dans Catégories - La Petite Revue de l'Indiscipline sur la Toile).
La revue Inédit nouveau a donné un compte rendu de notre numéro 150 (voir Rimbaud déchiffreur et inventeur d'énigmes dans nos archives 10/2006).
La Lettre de Sortie de Secours, numéro 19, (4 pages), publie trois petits poèmes de notre collaborateur Sébastien. (Jean-Louis Jacquier-Roux, immeuble l'Opéra, 17 place du Bicentenaire, F42100 Saint-Etienne).
La revue Verso (Alain Wexler, Le Genetay, F69480 Lucenay), revue de poésie qui propose, entre autres choses, des lectures de poésie, chaque trimestre, à Lyon, donne régulièrement de courts comptes rendus de nos numéros.
18:15 Publié dans La Petite Revue de l'Indiscipline dans les revues | Lien permanent | Envoyer cette note


