03/04/2009

Numéro 173. Qu'est-ce que le don artistique ?

Notre numéro 173, Qu'est-ce que le don artistique (critique des conceptions de Freud) est paru. En voici le sommaire.

 

LA PETITE REVUE DE L’INDISCIPLINE

Numéro 173. Avril 2009.

 

Présentation du numéro (Maurice Hénaud)

 

Qu’est-ce que le don artistique ?

(Critique des conceptions de Freud),

essai de Michel Valtin, extraits d’un livre à paraître.

 

Première partie :

Le don artistique, don inné, ou fruit d’un développement ?

 

1 - Don artistique et don pour l’analyse de l’âme.

2 - Nécessité de l’esthétique et d’une psychologie de la création artistique.

3 - Le développement du don artistique, variable selon les créateurs considérés.

4 - L’importance essentielle de l’environnement dans le déve­loppement des facultés de l’individu.

5 - Désir, expérience et sources d’inspiration.

7 - La genèse des dons poétiques : le cas de Goethe.

8 - Conclusion de la première partie.

 

Seconde partie :

Création artistique et vie de rêverie

 

1 - L’artiste est-il fondamentalement quelqu’un qui, comme le névrosé, s’est détourné de la réalité ?

2 - Le désir de l’artiste en tant qu’artiste.

Suites (Troisième partie, etc.)

 

Gabriel LE GAL. Poèmes  

Alain CROZIER. Poèmes

28/05/2008

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Notre numéro 173 (avril 2009)

Notre numéro 173, Qu'est-ce que le don artistique ? (avril 2009)

Paul Van Melle écrit au sujet de notre dernier numéro (dans Inédit Nouveau, av. Chant d'Oiseaux, 11, - B 1310 La Hulpe, Belgique) :

"J'ai toujours bien aimé La Petite Revue de l'Indiscipline et son n° 173 me confirme que cette équipe étrange (pleine de pseudonymes et de masques) est une des meilleures chances de réfléchir loin et profond dans des tas de domaines littéraires et paralittéraires. Question : "Qu'est-ce que le don artistique ?", mais que la réponse est difficile, surtout si l'on ajoute "critique des conceptions de Freud". (...) on sait déjà que la psychanalyse n'est pas vraiment ma tasse de thé" (...) C'est dire que la contradiction doit me plaire. Par exemple lorsque Freud écrit qu'"en germe, l'artiste est un introverti qui n'est pas loin de la névrose". Valtin s'insurge : "Freud ne se fait-il pas une représentation complètement fausse de l'artiste ? De quel type d'artiste parle-t-il ? Les acteurs et les actrices de théâtre sont-ils des introvertis ? De même que le peintre étudie les aspects que présentent la nature, les animaux, ainsi que les attitudes, les mouvements du corps et les expressions du visage des êtres humains, le romancier ne tourne-t-il pas son regard vers le monde et le spectacle du monde ? Balzac et Voltaire sont-ils, en germe, des introvertis ?" On ne pouvait me faire plus plaisir ! Quant aux poèmes de Gabriel Le Gal et Alain Crozier, ils sont parfaitement convaincants dans leur abord très réaliste et direct."

Michel Valtin s'est dit très heureux d'avoir fait plaisir à Paul Van Melle. Peut-être faut-il toutefois ajouter qu'il ne voudrait pas être rangé dans la catégorie des opposants à Freud. Michel Valtin ne conteste pas l'apport de Freud à la compréhension des névroses (voir p. 4 de ce numéro). Il ne conteste pas non plus radicalement l'importance accordée par Freud à la petite enfance pour le développement de l'être humain (p. 6). Ni non plus l'analyse que Freud fait de la rêverie (voir p. 20). Il ne s'agit pour  Michel Valtin que de critiquer les conceptions de Freud sur certains points précis, comme ceux qui sont relatifs à ce que Freud appelle "le don artistique". 

Dans son numéro de novembre 2008, Le Coin de Table (11 bis rue Ballu, 75009 Paris) écrit au sujet de notre numéro 169 :

"Après des poèmes de Gabriel Le Gal, deux articles de Maurice Hénaud à partir des Marchands de Sommeil du philosophe Alain (1904) et d'un récent article à ce sujet de Louis Van Delft, le tout sur l'enseignement. Tout cela n'est pas très clair, mais a le grand mérite d'inciter à relire Alain, exemple, hélas si rare, d'un professeur éminent sachant écrire des choses essentielles lisibles par tous."

Ce qui n'est pas très clair, pour Le Coin de Table, serait-ce qu'Alain tenait à ses élèves le langage de la raison et de l'intelligence, non celui de la sentimentalité ?

Dans un article de notre numéro 164, L'émotion en poésie !, article intitulé "La poésie du coeur !". Le Coin de Table récupère Baudelaire, Maurice Hénaud a critiqué fermement, rappelons-le, la déclaration suivante du Coin de Table :

"La poésie que nous aimons parce qu'elle nous touche, c'est encore et toujours celle qui suscite en nous l'émotion. celle que symboliquement nous appelons la poésie du coeur."

Maurice Hénaud répondait notamment ainsi :

"Baudelaire distingue expressément la sensibilité de coeur et la sensibilité de l'imagination :

"La sensibilité de coeur, écrit-il, n'est pas absolument favorable au travail poétique. Une extrême sensibilité de coeur peut même nuire en ce cas." 

La sentimentalité peut nuire à l'exercice de l'intelligence, y compris dans le travail poétique. Est-ce suffisamment clair ? 

Maurice Hénaud s'efforce lui aussi d'écrire des choses essentielles lisibles par tous, et, je l'espère, compréhensibles par tous (du moins lorsqu'il s'agit de l'enseignement et d'Alain). Il écrit dans notre numéro 169 :

"Le rôle spécifique du professeur de littérature française, de langues, d'histoire ou de philosophie, c'est donc, selon moi, la formation de l'esprit et de l'intelligence.

La famille et l'entourage des élèves (dans certains cas le curé, le pasteur, l'imam ou le rabbin) tenteront de leur transmettre telle religion ou telle croyance. Alain tenait aux éléves un autre langage :

"Anaxagore disait : "Tout était confondu ; mais l'intelligence vint, qui mit tout en ordre" ; c'est vrai. En chacun de vous, à mesure qu'il s'éveille, l'intelligence vient ; (...) Ne vous lassez pas d'examiner et de comprendre."

Pas davantage qu'Alain, Maurice Hénaud ne tient à ses lecteurs le langage de la sentimentalité.

Sébastien.

 

Voici ce que dit Paul Van Melle, dans Inédit nouveau, de notre numéro 169 :

"Après cette décharge de mon adrénaline, je me suis consolé en prenant un plaisir sans mélange à la lecture d'un minirecueil de poèmes de Gabriel Le Gal, exception dans les articles de réflexion de La petite revue de l'indiscipline 169. Dans ce bulletin c'est une véritable mutation, car les textes de création ne font pas partie des principes de la publication. Mais comment auraient-ils pu refuser des textes de cette qualité ? Cela me fait penser à la trahison de nos principes lorsque nous acceptons de publier des espoirs pleins de bonne volonté ! Dans la même livraison, Maurice Hénaud s'attaque à l'enseignement tel que le critiquait Alain dans son ouvrage "Les Marchands de Sommeil" en 1904. Rien à voir avec les proprios de taudis d'aujourd'hui, mais tout de commun avec les dérives actuelles de l'"Education Nationale". Que voilà qui devrait inspirer feu nos instits et profs belges ! (BP 124, F42190 Charlieu)"

(Inédit nouveau, 223, Paul Van Melle, 11, avenue Chant d'oiseaux, B1310 La Hulpe).

N.B. Je suppose que c'est "les successeurs de feu nos instits et profs belges", que Paul Van Melle a dû vouloir dire, car les instits et profs belges n'ont pas tous disparu, je l'espère. (M.H.)