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23/02/2012

La version rimbaldienne de "Crimen Amoris"

Note modifiée le 23 février 2012

La Version Rimbaldienne de Crimen amoris

 

La Petite Revue de l’Indiscipline dans Parade Sauvage, 2011, N° 22 (Classiques Garnier, éditeur).

 

La version de Crimen amoris connue sous l’appellation de « la copie de Rimbaud ».

 

Dans le numéro de Parade Sauvage cité plus haut, Antoine Fongaro, dans ses Notes de lecture, rend compte de notre numéro 150 (automne 2006), qui porte pour titre principal : Verlaine, la destruction de l’enfer…et Rimbaud !

Voici des extraits de ce compte rendu :

« (…) Jean Donat aborde, sur nouveaux frais, le problème que cause le texte de Crimen amoris de la main de Rimbaud. Il pense que Rimbaud, loin d’être un copiste fidèle, a imprimé sa marque sur l’original et l’a modifié. (…) Et Jean Donat multiplie les rapprochements significatifs avec les textes de Rimbaud. Je ne les énumérerai pas, parce que tout le monde doit aller lire cet article. (…)

Il me semble que, sur la trace de Jean Donat, il vaudrait la peine de rouvrir le dossier de Crimen amoris. »

Selon Fongaro, Jean Donat verrait Rimbaud comme « l’être orgueilleux qui lance un dernier défi ». Le critique omet de dire que, dans les vers dus à Rimbaud, l’auteur montre l’orgueil de Verlaine, les travers de Verlaine, les erreurs de Verlaine, et, pour tout dire, la sottise de Verlaine : quand on est le jouet de ses pulsions, se prendre pour le bras qui va exercer la Justice Divine, est-ce bien malin ? Les vers remplacés, corrigés et rectifiés par Rimbaud sont une satire de Verlaine, présenté comme « le rossignol ».

A la destruction complète de l’enfer, imaginée par Verlaine, Rimbaud rajoute :

 

« Seul un rossignol chantait ».

 

Le « bois noir » de la pièce XVII de La Bonne Chanson suscite une fois de plus la raillerie de Rimbaud :

 

« Un petit bois agitait ses rameaux noirs ».

 

Par ailleurs, notons qu’au « désastre inouï » imaginé par Verlaine, Rimbaud oppose, à la fin d’Une Saison en Enfer, sa victoire :

« Car je puis dire que la victoire m’est acquise : les grincements de dents, les sifflements de feu, les soupirs empestés se modèrent. » etc.

Et, à la « campagne évangélique » du Crimen amoris de Verlaine, Rimbaud oppose les « splendides villes », également à la fin d’Une Saison en Enfer. L’auteur de cette œuvre est un partisan du Progrès, de la science et de la sagesse nouvelle, qui n’est certes pas celle de L’Ecclésiaste !

 

Sébastien 

Pour recevoir le numéro 150 de notre revuette, dont il est ici question, il suffit de nous envoyer 3,40 euros à l'adresse suivante:

Christian Moncel

B.P. 124

F42190 Charlieu

C.C.P. Lyon 1947-92D

(supplément pour l'envoi par avion).

Sébastien (24 janvier 2012). 

Freud et la création littéraire

Vous trouverez des notes et des extraits d'articles relatifs à cette question sur le blog de Michel Valtin:

http://freudvaltin.hautetfort.com


20/11/2011

Freud, Jensen, Gradiva et L'Ombrelle rouge

Jean Bellemin-Noël, qui a déjà traduit Gradiva, vient de traduire une autre nouvelle de Jensen, citée aussi par Freud, L'Ombrelle rouge. Le livre, qui comprend la traduction, un Avant-propos, et un Essai de lecture freudienne, par Jean Bellemin-Noël, est annoncé pour le 23 novembre 2011, aux éditions Imago, Paris.

Vous trouverez un extrait d'article sur ce livre dans le blog de Michel Valtin:

http://freudvaltin.hautetfort.com