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19/12/2006

Les lettres dites du voyant

Les lettres dites du voyant.

Dans Rimbaud, la vision et l'inconnu (donné à lire ci-dessus), nous avons rajouté, le 19 décembre 2006, une troisième partie relative aux lettres dites du voyant.

09:00 Publié dans Rimbaud | Lien permanent

16/12/2006

Rimbaud renonce aux poisons

A l'extrait d'article Rimbaud, la vision et l'inconnu (donné à lire ci-dessus), nous rajoutons (le 16 décembre 2006) une seconde partie : Rimbaud et le renoncement aux poisons dans Une Saison en Enfer. M.H. 

14:35 Publié dans Rimbaud | Lien permanent

27/10/2006

Sonnet, de Rimbaud

Sonnet, de Rimbaud (extrait d'un article de Jean Donat, à paraître)

(...)

Le Sonnet en prose de Rimbaud n'est que la seconde partie d'un poème qui en comporte quatre, mais dont il manque apparemment la première. Dimanche est écrit sur un papier d'un format différent, et les chiffres rajoutés près du titre (IV et I) ne sont apparemment pas dus à Rimbaud.

(...)

Et d'abord, quelle peut être la signification de ce titre : Sonnet ? (...)

Verlaine manifestait apparemment une véritable dévotion au sonnet, ainsi qu'à Laure et à Pétrarque.

Pour lui, le sonnet est, entre autres choses, un "Saint-Pierre-des-Vers" et un

"Dogme entier toujours debout sous l'exégèse" !

(A la louange de Laure et de Pétrarque, dans Jadis et Naguère)

(...)

Il faut donc peut-être comprendre ainsi le calembour final de Dévotion : "Mais plus à Laure". Et, dans Sonnet, Rimbaud raillerait encore un genre de dévotion poétique propre à Verlaine.

(...)

Quoi qu'il en soit, le "double événement d'invention et de succès" auquel Rimbaud fait allusion dans Sonnet prend place "en l'humanité fraternelle et discrète par l'univers sans images". Il n'y a pas d'images dans un bois noir, et Rimbaud semble renvoyer une fois encore au poème XVII de La Bonne Chanson :

"Isolés dans l'amour ainsi qu'en un bois noir".

Mais, dans le Sonnet de Rimbaud, il s'agit de Verlaine et de lui-même, et non plus de Verlaine et de Mathilde !

Qu'en est-il du jugement du monde ? Dans le poème de Verlaine :

"Quant au Monde, qu'il soit envers nous irascible

Ou doux, que nous feront ses gestes ? Il peut bien,

S'il veut, nous caresser ou nous prendre pour cible."

Ce "Monde" qui, dans le poème de Verlaine, pourra montrer à l'égard des deux amants une tendresse plus que fraternelle et quelque peu indiscrète (!), ou bien une hostilité déclarée, devient par contraste dans le Sonnet de Rimbaud "l'humanité fraternelle et discrète" :

"en l'humanité fraternelle et discrète par l'univers sans images".

(...)

Jean Donat    

 

11:35 Publié dans Rimbaud | Lien permanent